Fermer... Fermer

En hommage à Joseph Gelineau



Joseph Gelineau
Joseph Gelineau

 

Joseph Gelineau et les premières sessions « Église qui chante »

 

J'ai connu le Père Gelineau d'abord par ses œuvres (Les Psaumes), puis ses ouvrages et enfin par des rencontres et une collaboration.

Les psaumes ne laissaient pas indifférents, mais peut-être pas bien assimilés par les exécutants. Mais ils faisaient découvrir des textes que depuis l'âge de huit ans, je chantais en latin. Musicalement, c'est simple parce que, méditatif, monacal. Le Seigneur est mon berger Combien de fois ne l'avons-nous pas entendu martelé et donc dénaturé.

Ma première rencontre a eu lieu en février 1966 à la réunion des responsables d'Eglise qui chante autour du Père David Julien. Il y avait là de grandes pointures dont Lucien Deiss.

En 1967, Pierre Bernier, animateur comme peu, met en place la Première session d'Eglise Qui Chante . La session devait être conduite par David Julien ; empêché, il fut remplacé par Joseph Gelineau. Je fus conquis par son esprit d'organisation, sa pédagogie, sa méditation (A chaque début de réunion, chaque membre du staff était invité à 5 mn de silence et de réflexion sur le thème de la réunion). Et puis il y avait son humour et sa douceur (la « douceur angevine »).

La session eut lieu à Sainte-Croix d'Orléans, ancien Petit Séminaire. L'équipe d'administration était formée de Pierre Bernier, Georges et Françoise Lenormand ; les ateliers étaient conduits par Marynie Rose, Claude Rozier... Michel Wackenheim (en tenue militaire), Jean-Edel Berthier. Dès le début, on se rendit compte que les stagiaires étaient là non pour entendre des discours mais « plancher » sur du pratique. Je fus chargé de la direction chorale. Jean Bonfils devait s'occuper d'accompagnement au clavier ; faute de candidats, il repartit immédiatement chez lui.

La seconde session faillit ne pas avoir lieu. C'était en 1968. Joseph Gelineau dirigea à nouveau la session.

Yves Calvez


Éditions voix nouvelles

Haut...